S’occuper directement d’animaux pour participer à leur protection, rend cette action plus concrète.
La plupart des animaux domestiques recueillis ne demandent qu’à se faire câliner et à recevoir l’affection qu’ils n’ont peut-être jamais connue.
Un peu de confort leur permet de se poser avant d’envisager une vie meilleure.
Cependant, si ces animaux ont besoin qu’on s’occupe d’eux, c’est qu’ils sont ou ont été :
- en danger
- blessés
- malades
- maltraités
- abandonnés
- traumatisés
- …
Certains, sont parfois dans des états terribles, souffrent, ne survivent pas forcément, restent sauvages ou craintifs, et ce, malgré les efforts des personnes qui les prennent en charge.
S’engager dans cette voie peut amener à rencontrer des situations très difficiles à vivre, choquantes, voire traumatisantes.
Certains soins et prise en charge nécessitent des compétences et des connaissances particulières.
Le coût moral et financier de leur prise en charge, peut être très important et n’est pas à négliger.
Les animaux sauvages ne peuvent être recueillis que par des centres habilités et nécessitent un protocole de réadaptation avant d’être relâchés.
Certains particuliers, qui se sentent concernés par ces animaux en danger, ne trouvent pas toujours l’aide nécessaire auprès des associations surbookées. Ils sont alors tentés de se débrouiller seul, au risque de compliquer la situation et de ne pouvoir la gérer.
Il est donc nécessaire de connaître ses limites et de savoir dans quelles actions s’impliquer pour ne pas se mettre en difficultés, ni le regretter.
Une des solutions possible pour éviter les problèmes de prendre seul en charge ces animaux, tout en s’en occupant,
est :
Le bénévolat auprès d’animaux
Même si les situations, liées à la santé et aux séquelles possibles des animaux sont les mêmes, cette option permet d’agir, entourée et soutenu par une équipe, dans un contexte structuré et encadré.
Sans avoir à engager de frais.
Il existe plusieurs types d’organismes.
Certains accueillent diverses espèces.
D’autres sont spécialisés dans une ou plusieurs espèces, voire une ou plusieurs races spécifiques :
- chiens catégorisés
- animaux de fermes
- équidés
- NAC
- hérissons
- chauve-souris
- faune sauvage
- …
D’autres, encore, ont une action bien spécifique envers une cause particulière : comme les animaux sortit de laboratoire, d’élevage intensif, seniors, handicapés…
Ils sont plus ou moins nombreux en fonction des régions et des spécialités.
Leurs fonctionnements sont également différents et chaque système présente des avantages et des inconvénients, qui seront vécu différemment, en fonction de chacun.
LES DIFFÉRENTES POSSIBILITÉS
DANS LES REFUGES POUR ANIMAUX DOMESTIQUES
Les refuges sont des lieux, installés pour recevoir et garder les animaux abandonnés ou saisies par la justice, qu’ils accueillent et soignent sur place en attendant leur adoption.
Chaque structure a son propre fonctionnement, mais en général, les bénévoles qui s’y engagent, peuvent :
- participer à son fonctionnement administratif
- assurer les soins quotidiens aux animaux et leur bien-être physique et psychologique (balades, jeux…)
- participer à leur éducation
- participer aux soins médicaux
- les transporter et les accompagner (vétérinaires, toiletteur…)
- en fonction du fonctionnement participer à des collectes, des événements extérieurs
- accueillir et renseigner :
- les futurs adoptants
- les personnes abandonnant ou cherchant leur animal
- les bénévoles potentiels
- …
AVANTAGES et INCONVÉNIENTS
Certains points peuvent être des avantages pour certaines personnes et des inconvénient pour d’autres.
C’est pourquoi il est important de réfléchir à son projet avant de se lancer et de bien se renseigner.
- les missions se font sur des temps définis et des créneaux imposés
- elles nécessitent de se libérer et de se déplacer
- le bénévole est entouré d’une équipe qui peut le soutenir et avec laquelle il peut vivre des moments enrichissants et conviviaux
- mais dans laquelle il peut aussi y avoir des conflits et des mésententes
- ce fonctionnement peut aider à garder une certaine distance affective nécessaire vis-à-vis des animaux accueillis
- assister et/ou participer à un défilé d’adoptions et d’arrivés, peut être valorisant comme déstabilisant
- les animaux peuvent être bruyants et leurs nombres entraîner un niveau sonore pénible à supporter
- la détresse et/ou la souffrance de certains animaux peuvent être difficilement supportables, d’autant plus lorsqu’ils sont nombreux
- le nettoyage et les soins peuvent être très physiques et fatiguant pour certaines personnes
DEVENIR FAMILLE D’ACCUEIL (FA)
Certains refuges peuvent avoir en parallèle des familles d’accueil.
Mais, la plupart des associations d’accueil, n’ont pas de local et ne sont pas des refuges.
Elles fonctionnent exclusivement avec un réseau de famille d’accueil, local, régional voire national.
Ces familles, sont bénévoles pour l’association.
Elles s’engagent à accueillir, chez elle, au sein de leur famille et de leur domicile, un ou des animaux.
Elles s’en occupent au quotidien, comme de leur propre animal.
Elles assurent :
- l’éducation
- les soins de base (alimentation, sortie…)
- les soins d’hygiène, de confort, médicaux…
- l’accompagnement psychologie et de socialisation
- le transport chez le vétérinaire ou chez d’autres professionnels
- …
Ces animaux, sont généralement identifiés au nom de l’association qui en assure la charge financière et fourni le matériel (alimentation, soins, vétérinaire…).
La FA doit accepter de recevoir les adoptants potentiels qui viennent rencontrer l’animal.
AVANTAGES et INCONVÉNIENTS
- le bénévole n’a pas la contrainte de se déplacer sur des temps précis
- il peut créer une relation plus proche avec l’animal et mener un vrai travail d’accompagnement en cas de difficulté
- les animaux présentant des troubles du comportement peuvent être compliqués à gérer, mais les avancées positives sont très valorisantes
- il peut être psychologiquement plus difficile de le voir partir chez ses adoptants, en particulier pour les enfants de la famille
- il doit pouvoir l’emmener immédiatement chez le vétérinaire en cas d’urgence
- si le bénévole possède ses propres animaux, ils doivent s’entendre avec l’animal accueilli
- l’accueil de ces animaux doit être compatible avec sa vie professionnelle et familiale, en particulier avec la présence de jeunes enfants
- toutes les personnes présentent au domicile du bénévole doivent adhérer au projet
- en cas de problème, les responsables de l’association ne sont pas forcément disponible immédiatement
- cependant, une équipe est en général présente pour accompagner et soutenir le bénévole et sa famille
S’OCCUPER DES CHATS ERRANTS
Dans les associations qui s’occupent des chats errants, en plus des FA, les bénévoles :
- doivent attraper les chats :
- en menant des maraudes,
- en mettant en place des cages de trappe,
- en les récupérant
- parfois dans des situations acrobatiques et/ou qui nécessite beaucoup de temps et de patience
- sont régulièrement amené à assurer des premiers soins et/ou à s’occuper de très jeunes chatons
- doivent emmener, souvent, les chats chez le vétérinaire en urgence et/ou pour les identifications et stérilisations en plus des soins
- lorsque les chats sont « remis » sur site ou/et qu’ils ne peuvent pas être attrapés, les bénévoles doivent les nourrir plusieurs fois par jour et s’assurer de leur santé
Ces chats peuvent être particulièrement :
- stressés
- angoissés
- malades et/ou blessés
- voire agressifs
Ils peuvent nécessiter des soins plus poussés, une convalescence et/ou un accompagnement parfois long et coûteux.
Les chats séropositifs et les décès sont fréquents.
Mais leur rétablissement et leur adoption en sont d’autant plus gratifiants.
PARTICIPER AUX SOINS DE LA FAUNE SAUVAGE
Comme pour les animaux domestiques, des centres et des associations spécialisées dans l’accueil des animaux sauvages existent.
Ils accueillent sur place et/ou en FA, des animaux blessés et malades, de jeunes orphelins (parfois ramassés par erreur).
Dans ce cas, les bénévoles :
- assurent principalement des soins médicaux et de survis en se conformant aux protocoles établis
- préparent et accompagnent, lorsque cela est possible, leur retour à la liberté
- certaines espèces nécessitent des connaissances particulières
Seules les associations agréées peuvent s’occuper et recueillir les animaux de la faune sauvage.
SI VOUS SOUHAITEZ DEVENIR BÉNÉVOLE ET/OU FAMILLE D’ACCUEIL
La meilleure chose à faire est de vous renseigner directement auprès de l’association ou du refuge qui vous intéresse, pour vous informer sur son fonctionnement et ses besoins.
Cependant, les bénévoles déjà engagés, sont, comme vous le serez sûrement si vous les rejoignez, très occupés.
Il faudra probablement être patient pour pouvoir les joindre.
Il est important, de ne pas leur faire perdre de temps en les contactant sans avoir au préalable réfléchi à votre projet, vos souhaits et vos possibilités.
Par exemple :
- Si vous travaillez toute la semaine sur une grande amplitude horaire, il ne sera pas judicieux de se proposer comme FA.
- Idem si vous pensez qu’il sera trop difficile de voir partir vos petits protégés.
- Ou qu’un membre de votre famille est allergique (à l’animal ou au foin pour les animaux qui en mangent) ou à peur de l’animal
- Si vous avez des chats chasseurs, ce ne sera surement pas compatible avec l’accueil de petits rongeurs.
- Si vous avez peur des chiens, ce n’est pas la peine de contacter un refuge qui n’accueille que cette espèce, idem si vous n’êtes pas disponible sur les temps d’ouverture aux bénévoles.
COMMENCEZ DONC PAR VISITER LEUR SITE, VOUS RENSEIGNER EN LOCAL.
En fonction de votre disponibilité, cet engagement est tout à faire compatible avec d’autres types de missions, comme les nôtres par exemple.

